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A l’attention des investisseurs professionnels -
noVembre 2012
CONVICTIONS
SOMMAIRE
MARCHÉS & EXPERTISES Perspectives économiques . . . . . . . . . . . . . . . . .2 Conjoncture européenne : rien de très réjouissant Risques et allocation d'actifs . . . . . . . . . . . . . . . .3 Des signes de reprise ? Taux US . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4 La reprise du secteur immobilier soutient le marché des MBS Actions US . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .5 États-Unis : le meilleur reste à venir Obligations japonaises . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .6 JGB : le rôle des investisseurs japonais reste déterminant Actions turques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .7 Le statut Investment Grade devrait doper les actions turques SPOTLIGHT Entretien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .8 Énergies renouvelables : une couverture efficace contre le risque d'inflation Vue d'expert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 Livre blanc pour accompagner les assureurs dans leurs décisions d'allocation d'actifs sous Solvency II
BNPP IP est la source des données chiffrées présentées dans cette lettre, excepté en cas d’indication spécifique. Données à fin octobre 2012.
Après l’euphorie de la victoire, retour à la réalité
À l’heure de la rédaction de notre article, la réélection du président Obama est connue depuis deux heures seulement. Durant cette courte période, deux faits méritent d’être notés. Tout d’abord, les discours de victoire font généralement appel aux émotions des gens : c’est un moment de célébration et d’expression d’une vision, reléguant les détails à plus tard. C’est assez compréhensible, mais il ne faut pas se faire d’illusions : il faudra bien régler les détails ! Ensuite, les marchés sont de bons mécanismes d’actualisation. Avant même que les grandes chaînes de télévision n’aient annoncé le résultat, les contrats à terme sur actions et obligations du Trésor (Treasuries) s’orientaient à la hausse et le dollar à la baisse, à mesure qu’une victoire d’Obama se profilait. Les investisseurs anticipaient le fait que, sous une administration Obama, les relations avec la Réserve fédérale seraient bonnes et que la politique monétaire se chargerait de continuer à faire tourner le moteur, tandis que la politique budgétaire appuierait sur les freins. Ce dernier point nous ramène à la réalité. Deux questions à l’issue incertaine se posaient hier : comment régler le problème du déficit budgétaire et qui s’en chargera. Aujourd’hui, nous savons qui se chargera du problème mais la manière reste incertaine. C’est inévitable, la menace de la falaise fiscale va faire couler beaucoup d'encre au cours des prochaines semaines. Bien que l’on puisse sans risque supposer que le resserrement budgétaire ne sera pas aussi sévère que le plan adopté durant l’été 2011, le diable se cache dans les détails (quelles seront exactement les mesures appliquées ?) et dans le calendrier : un accord d’ici quelle date ? Les négociations seront difficiles et un accord ne pourrait être trouvé qu’à la dernière minute. Une telle perspective sera éprouvante pour les nerfs et signifiera que, même si les données macroéconomiques s’améliorent, le thème dominant restera inchangé : à court terme, les regards des investisseurs seront tournés vers la politique, pas l’économie.
7 novembre 2012
William De Vijlder CIO Strategy and Partners